שלום  PAIX  سلام

Shimon Peres et Yasser Arafat après la signature des accords d’Oslo en 1993
Vue de Jérusalem depuis le mont des Oliviers 

Si je devais aujourd’hui nommer un lieu, entre tous, pour abriter et faire rayonner le Grand Nuancier comme symbole de paix, sans doute aucun dirais-je, moi qui suis un cosmopolite franco-suisse d’origine juive et diverse, « Jérusalem ». Tout rempli d’un mélange d’horreur et d’espoir. L’horreur face aux abominations, faisant si sinistre écho, commises le 7 octobre et depuis, sur ces terres de haute culture plurimillénairement plurielle, “trois fois saintes”, maintes fois “promises” et qui constituent hélas – les enjeux spirituels et temporels se mêlant ici – l’une des plus anciennes zones de conflit de l’humanité. Mais aussi l’espoir, donc, le plus vif, que Yerushaláyim / Al Quds, au centre de cet échiquier sans frontières comme problème et… solution, puisse un jour devenir le berceau d’un nouvel être-ensemble polychrome et harmonieux. La capitale partagée de deux États fédérés universellement reconnus : Israël & Palestine. Et la “maison de famille” de ces différentes communautés – locales, régionales et mondiales – qui, revenues de si loin, jouiraient désormais de la vie réunies. En accord avec ce que Jérusalem, cette « lumière pour les nations », signifie en hébreu comme en arabe : « Demeure en paix ».

Kim R. Rebholz, 1er août 2025